Police partout, Police partout

Un flic pour 250 habitants:l’objectif visé par l’ensemble de la classe politique genevoise semble en voie d’être atteint.

C’est le résultat d’une augmentation des effectifs qui s’accélère depuis 2009 et qui est soutenue par une campagne alarmiste et sécuritaire. Avec 1’800 policiers dans le canton, 340 garde-frontières, 124 policiers municipaux en ville de Genève et une centaine d’autres dans l’ensemble des communes, la présence de l’ordre en uniforme ou en civil se fait de plus en plus oppressante.

La police, on s'en passerait bien.

La police, on connaît la musique et on s’en passerait bien.

À cette présence policière massive, il faut ajouter la cinquantaine de sociétés privées qui profitent de la vague sécuritaire. En plus de la surveillance pour le compte de particuliers, ces agences sont mandatées par l’Etat et les communes qui sous-traitent une partie de leurs tâches: la protection des sites diplomatiques mais également, et de plus en plus, la surveillance des rues et des prisons.

L'uniforme change, la fonction demeure identique.

L’uniforme change, la fonction demeure identique.

Maudet et consort voudraient nous faire croire, avec leur discours populiste et mensonger, que Genève est en retard sur le plan de la sécurité quand, en fait, cette ville est l’une des plus fliquées d’Europe:

  • Augmentation de 200 policiers cantonaux entre 2009 et 2011, et 250 prévus pour 2015,
  • Augmentation de 21 policiers municipaux pour un total de 124 en Ville de Genève,
  • Augmentation de 48 gardes frontières pour un total de 386,
  • Soit plus de 2500 flics publics dans le Canton de Genève

À Genève, il y a 1 flic pour 258 habitants alors qu’à Zurich il y a un flic pour 363 habitants et que la moyenne suisse est de 1 flic pour 500 habitants. Quant à Marseille, les chiffes parlent de 1 flic pour 300 habitants.

L’augmentation des effectifs ne reflète ni celle de la population ni celle du nombre de délits; il suffit de lire le rapport d’activités de la police pour s’en rendre compte. Ces statistiques sont parlantes car elles dénoncent l’hypocrisie du discours sécuritaire. Mais au delà des chiffres (toujours manipulables), cette hystérie sécuritaire est le fruit d’une volonté politique.

Un apéro entre amis.

Un apéro entre amis.

Qu’il y ait une augmentation ou une baisse de la criminalité, la presse et tous les partis politiques continuent leur propagande sécuritaire immonde: celle de la solution policière à tous nos problèmes, celle du contrôle et de la peur, celle de la délation et de la menace.

S’ils misent autant sur la force et la  peur, c’est parce qu’ils en ont besoin pour mener à bien leur objectif. Ils veulent maintenir une ville pour banquiers et in- vestisseurs, une ville où l’argent pillé aux quatre coins de la planète puisse être en sécurité. Ils sou- haitent cultiver une image bien propre, bien suisse, symbole de paix, en cachant à tous prix les pauvres, les mendiants, les voleurs, les étrangers et ceux qui critiquent d’une manière ou d’une autre ce système qui nous broie.

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One Response to Police partout, Police partout

  1. Alpha says:

    Illustration de l’édito du nouveau N° à voir aujourd’hui ici:

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Geneve-a-sa-police-de-l-extreme/story/13962803

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